Témoignage de Benjamin, 36 ans et mentor pour Proxité

Témoignage de Benjamin, 36 ans et mentor pour Proxité
24 février 2020 Afev

Benjamin, 36 ans, conseiller patrimonial à BNP-Paribas et mentor pour Proxité à Saint-Denis Basilique : « Comme Proxité, je crois au partage, à la diversité et aux encouragements. »

En matière d’accompagnement, Benjamin, 36 ans, pratique le grand écart : conseiller patrimonial chez BNP Paribas où il développe des portefeuilles de particuliers « haut de gamme », il est aussi mentor près de chez lui au sein de l’association Proxité à Saint-Denis (Seine Saint-Denis). « Chaque jeune possède les richesses qui lui permettront de trouver une place qui lui convienne, mais nous ne sommes pas tous égaux. Je crois à l’action locale, alors j’ai décidé d’aider des jeunes qui en expriment le besoin », raconte Benjamin, adepte du développement personnel et lui-même bénéficiaire du mentorat à des moments clés de son parcours.

« Le collégien que j’accompagne depuis un an et demi était en décrochage scolaire complet. Il ne comprenait pas ce qu’il faisait en classe, il s’épuisait à réviser des leçons sans avoir les outils pour le faire. Ses notes étaient désastreuses. Il perdait confiance et était introverti. » Le mentorat a fait son œuvre. Désormais, le collégien demande à faire des exercices de maths plus compliqués et il ne baisse plus les yeux lorsque le soir, son père vient le chercher.

« Il est important de montrer que le mentor n’est pas un enseignant. Au début de chaque séance, je demande à mon élève sur quoi il a précisément besoin de travailler et je l’aide à chercher des solutions lorsque les réponses sont difficiles à trouver. Il suffit d’être alerte et innovant pour susciter un effet de miroir, explique Benjamin. Je regarde les cours pris en classe, j’ouvre des livres et wikipedia… » Peu à peu, le mentoré identifie ses propres méthodes et reprend confiance.  Benjamin a maintenant sa propre vision du mentorat : tout se joue sur le relationnel et chacun reçoit. « Je pense souvent à cette fable de Jean de la Fontaine, qui rappelle qu’on a souvent besoin d’un plus petit que soi…»

 

Un témoignage recueilli par Sylvia Tabet

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